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La pluridisciplinarité des activités a eu le mérite dimpliquer lensemble des acteurs identifiés qui constituent aujourdhui un réseau de personnes relais dont lapport est également qualitatif dans la lutte.
Par ailleurs, le succès enregistré, découle également dune collaboration fructueuse avec les autorités gouvernementales, qui, en faisant adopter la Loi contre les Mutilations Génitales Féminines, permettent au Comité National dobtenir des résultats appréciables dans la prise de conscience des populations sur lenjeu de la lutte. A N N E X E La Législation sur les Mutilations Génitales Féminines La volonté politique affichée par les autorités sest couronnée par ladoption en 1996 dun texte de loi réprimant la pratique de lexcision (confère article 380 à 382 du code pénal). Son contenu Les articles 380 à 382 du code pénal sappliquent aux auteurs, co-auteurs et complices.
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Le texte prévoit : - une peine demprisonnement de six mois à trois ans et dune amende de 150 000 à 900 000 F ou de lune des ces deux peines seulement les coupables du délit dexcision, si la mort en est résultée la peine est un emprisonnement de cinq à dix ans. Si le coupable est du corps paramédical, les peines sont portées au maximum et on peut prononcer contre lui une interdiction dexercer sa profession pour une durée qui ne peut excéder cinq ans. La loi sur les Mutilations Génitales Féminines et une mesure dissuasive qui accompagne le processus de la vaste campagne de sensibilisation qui demeure la stratégie privilégiée du Comité National. En vue dune application judicieuse de la loi, le comité a dabord engagé des actions de sensibilisation et déchanges avec les agents des forces de lordre (Gendarmes Policiers) les Magistrats et les Avocats. Pour faciliter lapplication de la loi : Une ligne téléphonique : 31-15-71 dénommée SOS/Excision a été installée au sein du Secrétariat Permanent lobjectif de ce téléphone est de dénoncer les cas ou intentions dexcision. Suite à un appel il est procédé à une descente sur le terrain avec lappui dun agent des forces de lordre pour entamer la procédure dinterpellation ou de sensibilisation. Depuis 1997, deux cent quatre vingt dix (290) appels téléphoniques ont été enregistrés, donnant lieu à 290 visites à domicile pour des séances de sensibilisation ou pour procéder aux interpellations. Ainsi donc, quarante (40) procès ont eu lieu, impliquant soixante treize (73) personnes qui ont écopé des peines de prison ferme ou avec sursis, ssorties damendes. |
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