| A linstar des autres pays africains,
la majorité des femmes au Burkina Faso est soumise aux exigences danciennes valeurs
sociales garantes de la sécurité matrimoniale et de lintégration sociale.
Elles portent en
elles lobservation de rituels très stricts dont certains comportent des pratiques
préjudiciables à la santé des femmes.
Parmi ces
pratiques, lexcision constitue un véritable fléau aux conséquences néfastes,
entraînant des dangers et des complications pour la santé des femmes et des petites
filles.
En effet selon une enquête nationale réalisée en Mars 1996, lexcision se pratique
dans la totalité des régions culturelles du Burkina Faso.
Lincidence
est estimée à 66,35 % .
Lexcision
est plus pratiquée en milieu rural quen milieu urbain et lâge de
lexcision se situe entre 0 et 7 ans.
Les critères
tels que la province, lappartenance au groupe ethnique, la religion influent sur
lincidence.
Selon la province
dorigine, lexcision se pratique très fortement ou de manière exclusive dans
14 provinces sur les 45 provinces que compte le pays. (Kénédougou, Yatenga, Sanmatenga,
Comoé, Bougouriba, Poni, Bam, Soum, Ganzourgou, Gnagna, Kouritenga, Namentenga, Sourou,
Zoundwéogo).
Les groupes
ethniques qui contribuent le plus à lincidence de la pratique de lexcision
sont les mossi 37,12 %, les Sénoufo 8,1 %, les Gourmanché 7,88 %, les
autres ethnies ont chacune une incidence inférieure à 6 %.
La pratique selon
la religion est très forte dans la population féminine musulmane 58,72 % ; les femmes et
les fillettes déclarées être « sans religion » sont celles qui pratiquent
le moins lexcision 0,70 %.()
La forme
dexcision la plus fréquente au Burkina Faso est lablation du Clitoris souvent
associée à celle des petites lèvres.
Les principales
justifications qui soutiennent la pratique sont :
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