Le début du XX ième siècle marque le démarrage de la lutte avec larrivée des
Pères Blancs (introduction de la religion chrétienne). Ceux-ci menacent
dexcommunier les fidèles pratiquant lexcision. Mais cette action fut limitée
au moment du mariage. Les filles non-excisées devaient se faire exciser pour trouver un
mari.
1960, le
Gouvernement de la 1ère République après lindépendance entreprit des
actions de sensibilisation auprès de la population, mais son action a été aussitôt
limitée par des pressions sociales.
1975, avec
lannée internationale de la femme, les actions ponctuelles ont constitué les
débuts dinitiations de la lutte dans notre pays. La pratique de lexcision fut
dénoncée par les ONG, les associations féminines et les médias à travers des
émissions radiophoniques.
Mars 1985, lors
de la semaine nationale de la Femme, des voix féminines se mobilisent pour lancer un
appel aux autorités, demandant la prise de textes interdisant purement et simplement
lexcision.
Mai 1988,
organisation dun séminaire national regroupant 300 représentants de toutes les
couches sociales autour de la question.
Octobre 1988,
un comité provisoire fut créé suite aux recommandations du séminaire national
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18 mai 1990, la
volonté politique du Burkina Faso se traduisait par la mise en place dun comité
national de lutte contre la pratique de lexcision (CNLPE).
Novembre
1996, prise en compte de la répression des mutilations génitales féminines dans
le code pénal.
Mai 1997,
création du Secrétariat Permanent du Comité National de lutte contre la pratique de
lexcision.
Mai 2000,
Institutionnalisation dune journée nationale de lutte contre la pratique de
lexcision (18 Mai de chaque année).

Cérémonie
commémorative de la journée nationale de lutte contre la pratique de l'excision (18 mai
....)
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